dimanche 2 août 2026

Du brouillon à la publication.

Alors que j'écris ces lignes, je refuse de croire être la seule à expérimenter cela. 

Ma page « brouillon » est remplie de textes, terminés ou non. J'en ai de tous les genres, qui n'attendent qu'à être publiés. Alors que j'écris ces lignes, je n'arrive pas à croire que je sois la seule à expérimenter cela. Face à ce constat, la question évidente qui se pose est : « ok, mais pourquoi tu ne les publies pas ? » Honnêtement, la question est légitime. Même moi, je me la pose.

C'est comme si j'écrivais seulement pour me vider la tête, pour ensuite reprendre le cours de ma vie. Pourtant, j'ai l'option d'en tirer tellement plus. Alors, qu'est-ce qui me freine ? Ma recette est gagnante sur toute la ligne. Est-ce que c'est ça, mon problème ? Est-ce que j'ai peur du succès, de ses conséquences et de tout ce qui l'accompagne ? Pourtant, je sais que je le mérite. Mais il y a aussi l'autre aspect : les conséquences d'attendre un succès qui, peut-être, n'arrivera jamais.

Suis-je prête à faire le travail pour offrir le contenu que j'aurais moi-même aimé consommer ? Définitivement, car je crois sincèrement que ma voix a sa place.

Alors pourquoi, quand je finis un texte, je ne le publie pas, esti ?

Habituellement, le scénario est le suivant : je finis d'écrire, le temps passe, les doutes envahissent mes pensées et je passe à autre chose. Mais pas cette fois-ci. Bref, à partir de maintenant : je finis d'écrire, je corrige et je publie. Je décide de faire taire les doutes et d'avoir confiance en mes mots et en l'Univers.

Je ne sais pas encore spécifiquement sur quoi je vais écrire. Au début, cela pourrait paraître pêle-mêle, et je n'ai absolument aucun problème avec ça. Au fur et à mesure, le tout va s'éclairer.

mercredi 31 décembre 2025

Une soirée de découvertes



Cela faisait longtemps que je n'étais pas sortie. Avec l'été arrivé, j'avais une panoplie d'options à choisir. Dès la première fois que j'avais vu le flyer du concert de Durkheim, j'avais mis ça dans mon calendrier. Donc, quand je l'ai vu une seconde fois, j'ai pris ça pour un signe. J'ai alors acheté mon billet. 

C'était une journée pluvieuse. J'ai vraiment hésité avant de me déplacer. Finalement, j'ai pris un Uber pour me rendre au théâtre Banfield. Je ne sais pas si c'était parce que j'étais arrivée tôt, mais le parterre était relativement vide. Je blâme aussi la pluie. 

La scène était prête pour Sandrine

Après avoir rejoint mon amie, le bar m'a rapidement vue. Lors de ma consommation, 2 artistes qui m'étaient inconnus m'ont bien diverti. La première personne à être montée sur scène s'appelle Sandrine Marin. Tantôt mélancolique, tantôt dansante, la variété des chansons performées ressemble à celle de Durkheim. Puis, Kabysh, un artiste au genre similaire à Niva Nyri. Si tu ne la connais pas, je t'invite à lire mon article sur son dernier album. Si j'étais pour l'expliquer d'une façon, je dirais que c'est du techno rasin. Et honnêtement, I'm here for it! Étant amoureuse du genre rasin et de l'amapiano, ce mélange me fait plaisir. 
 


Son genre se mélange bien à celui du célèbre DJ Capois, Manito Nation. Ce dernier a bien réchauffé l'audience avec son style. Il nous a donné ses chansons personnels et a mixé des classiques de la chanson Haïtienne à des sons afro techno. J'ai dansé jusqu'au moment où Durkheim a finalement pris le micro, vers 22:00.


C'est avec des musiciens autour de lui et des choristes à sa droite, que finalement, il vient. D'abord introduit par une vidéo dans laquelle on voit l'artiste, oui, mais surtout, l'humain qu'est Durkheim. On le voit parfois accoutré de son uniforme scolaire, en Haïti, parfois sur une scène. Tantôt seul, tantôt avec son entourage. Cette vidéo est, pour les gens qui suivent l'artiste depuis le début, une démonstration de son évolution. Pour les personnes qui venaient juste de le connaître à travers son dernier album, Tous ces détails, c'était peut-être une opportunité d'approfondir leur connaissance sur l'artiste, en le voyant dès son enfance jusqu'à aujourd'hui. 

Je l'ai connu à cause de son featuring avec un de mes rappeurs Haitien préféré, Wendyyy. En 2020, la chanson "Lento" a pris d'assaut nos écouteurs en étant l'un des premiers singles de l'EP Longue vie au roi (LVAR) alors sorti en 2021. Depuis lors, il n'a pas quitté mes playlists. Alors disons que j'étais enjouée de l'entendre performer.

                               Durkheim


Durkheim a offert une heure de pure plaisir. De temps à autres, il commençait ses chansons a capella, avec le public comme choriste. Par moments, il a laissé les auditeurs choisir la prochaine chanson. C'est ainsi qu'on a écouté "Two Faces", "Kow Kow", et "Bill sou Bill" avec plusieurs autres chansons de son dernier album. Les danseuses avaient ajouté du piment à la prestation. 

Au final, c'était un très bon moment. J'ai apprécié les découvertes et ai savouré chaque chanson chantée par Durkheim. J'ai bien hâte qu'il nous donne de nouvelles chansons ou un nouveau projet. Attendez-vous à me voir quand les autres performeurs seront à leur tour sur la scène principale. Le public Montréalais a répondu positivement à ce premier rendez-vous. D'ailleurs, parmi les spectateurs avaient Garihanna Jean-Louis et Medjy, des icônes dans leur milieu respectif. 

Je suis persuadée que je ne suis pas la seule à attendre avec impatience ce que Durkheim nous réserve pour la nouvelle année. En attendant son prochain projet, on le trouve en featuring dans le dernier album de Kanis avec Molo Molo

lundi 8 septembre 2025

my inner self

It is with a lot of mixed emotions that I am writing these lines. My 33th year in this planet is about to start. My 32nd has been rough! Reflecting on my life, my 30s got mad hands and I am at a point where I don't know what to do anymore. I got the professional help I thought I needed; it did help, though. I won't lie. However, it seems like every effort made to climb the ladder,  once I am a few stairs up, life brings me down me some steps behind where I originally was. I was saying to my lil bro how the past years, I don't see why I would celebrate being alive, seeing how I am struggling right now. 

I will be honest, I didn't ask to be born, and some times, I even regret coming full term. No, I am not suicidal, I am simply bluntly writing my thoughts. I don't see any reasons of planning anything because life had shown me to always be up to something. The real problem is not knowing how to navigate through the mess without going insane. I understand that the oldest generations kept us "out of adults' business" for us to enjoy our childhood. However, I don't think this had helped us into being adults in today's society. How I wish the older generations had prepared us better. 


My generation is going through so much, we have experienced and are still living through some of the hardest times. 9/11, Freddy Villanueva, 2 financial crisis, goudou goudou, #SayHerName, BLM  and so much more. We were supposed to have it all; yet, when I talk to my fellow generation mates, it seems like no one is. Most people around me are also going through it. This is what saddens me while lowkey comforts me. Everyone has a burden. I am observing how society is going and I have no faith in life events to get better. And I think I am not alone with this conclusion. Yet every day, I see the sisters, the brothers, the cousins from another mother refusing to let that ruin their life experience.

 Instead, they are choosing themselves; slowly, quietly, but surely. They're leaving jobs that drain them, they're setting boundaries that protect them, they're turning down paths paved by others and creating ones that feel true to them. My generation may be broken in many ways, but we’re also waking up. We are learning that survival isn't enough; we want peace, purpose, and presence. We want to live in alignment with who we really are, not just what we were told we should become.

And maybe that’s what inspires me the most. In the midst of all this mess, the losses, the disappointments, the confusion, I am watching people around me reclaim their lives, even in small, quiet acts. 

Therefore, reclaiming my life is mindset I had to mirror. That is the kind of courage I needed to nurture within myself. Because if there's one thing I owe to the little voice within me it is the chance to experience life on its terms. To be in tune with my inner self, and to finally let it breathe. Let it exist. 

So this was my gift as I entered my 33rd year, unsure but open, I choose that. I choose me.

Du brouillon à la publication.

Alors que j'écris ces lignes, je refuse de croire être la seule à expérimenter cela.  Ma page « brouillon » est remplie de textes, termi...