mercredi 31 décembre 2025

Une soirée de découvertes



Cela faisait longtemps que je n'étais pas sortie. Avec l'été arrivé, j'avais une panoplie d'options à choisir. Dès la première fois que j'avais vu le flyer du concert de Durkheim, j'avais mis ça dans mon calendrier. Donc, quand je l'ai vu une seconde fois, j'ai pris ça pour un signe. J'ai alors acheté mon billet. 

C'était une journée pluvieuse. J'ai vraiment hésité avant de me déplacer. Finalement, j'ai pris un Uber pour me rendre au théâtre Banfield. Je ne sais pas si c'était parce que j'étais arrivée tôt, mais le parterre était relativement vide. Je blâme aussi la pluie. 

La scène était prête pour Sandrine

Après avoir rejoint mon amie, le bar m'a rapidement vue. Lors de ma consommation, 2 artistes qui m'étaient inconnus m'ont bien diverti. La première personne à être montée sur scène s'appelle Sandrine Marin. Tantôt mélancolique, tantôt dansante, la variété des chansons performées ressemble à celle de Durkheim. Puis, Kabysh, un artiste au genre similaire à Niva Nyri. Si tu ne la connais pas, je t'invite à lire mon article sur son dernier album. Si j'étais pour l'expliquer d'une façon, je dirais que c'est du techno rasin. Et honnêtement, I'm here for it! Étant amoureuse du genre rasin et de l'amapiano, ce mélange me fait plaisir. 
 


Son genre se mélange bien à celui du célèbre DJ Capois, Manito Nation. Ce dernier a bien réchauffé l'audience avec son style. Il nous a donné ses chansons personnels et a mixé des classiques de la chanson Haïtienne à des sons afro techno. J'ai dansé jusqu'au moment où Durkheim a finalement pris le micro, vers 22:00.


C'est avec des musiciens autour de lui et des choristes à sa droite, que finalement, il vient. D'abord introduit par une vidéo dans laquelle on voit l'artiste, oui, mais surtout, l'humain qu'est Durkheim. On le voit parfois accoutré de son uniforme scolaire, en Haïti, parfois sur une scène. Tantôt seul, tantôt avec son entourage. Cette vidéo est, pour les gens qui suivent l'artiste depuis le début, une démonstration de son évolution. Pour les personnes qui venaient juste de le connaître à travers son dernier album, Tous ces détails, c'était peut-être une opportunité d'approfondir leur connaissance sur l'artiste, en le voyant dès son enfance jusqu'à aujourd'hui. 

Je l'ai connu à cause de son featuring avec un de mes rappeurs Haitien préféré, Wendyyy. En 2020, la chanson "Lento" a pris d'assaut nos écouteurs en étant l'un des premiers singles de l'EP Longue vie au roi (LVAR) alors sorti en 2021. Depuis lors, il n'a pas quitté mes playlists. Alors disons que j'étais enjouée de l'entendre performer.

                               Durkheim


Durkheim a offert une heure de pure plaisir. De temps à autres, il commençait ses chansons a capella, avec le public comme choriste. Par moments, il a laissé les auditeurs choisir la prochaine chanson. C'est ainsi qu'on a écouté "Two Faces", "Kow Kow", et "Bill sou Bill" avec plusieurs autres chansons de son dernier album. Les danseuses avaient ajouté du piment à la prestation. 

Au final, c'était un très bon moment. J'ai apprécié les découvertes et ai savouré chaque chanson chantée par Durkheim. J'ai bien hâte qu'il nous donne de nouvelles chansons ou un nouveau projet. Attendez-vous à me voir quand les autres performeurs seront à leur tour sur la scène principale. Le public Montréalais a répondu positivement à ce premier rendez-vous. D'ailleurs, parmi les spectateurs avaient Garihanna Jean-Louis et Medjy, des icônes dans leur milieu respectif. 

Je suis persuadée que je ne suis pas la seule à attendre avec impatience ce que Durkheim nous réserve pour la nouvelle année. En attendant son prochain projet, on le trouve en featuring dans le dernier album de Kanis avec Molo Molo

lundi 8 septembre 2025

my inner self

It is with a lot of mixed emotions that I am writing these lines. My 33th year in this planet is about to start. My 32nd has been rough! Reflecting on my life, my 30s got mad hands and I am at a point where I don't know what to do anymore. I got the professional help I thought I needed; it did help, though. I won't lie. However, it seems like every effort made to climb the ladder,  once I am a few stairs up, life brings me down me some steps behind where I originally was. I was saying to my lil bro how the past years, I don't see why I would celebrate being alive, seeing how I am struggling right now. 

I will be honest, I didn't ask to be born, and some times, I even regret coming full term. No, I am not suicidal, I am simply bluntly writing my thoughts. I don't see any reasons of planning anything because life had shown me to always be up to something. The real problem is not knowing how to navigate through the mess without going insane. I understand that the oldest generations kept us "out of adults' business" for us to enjoy our childhood. However, I don't think this had helped us into being adults in today's society. How I wish the older generations had prepared us better. 


My generation is going through so much, we have experienced and are still living through some of the hardest times. 9/11, Freddy Villanueva, 2 financial crisis, goudou goudou, #SayHerName, BLM  and so much more. We were supposed to have it all; yet, when I talk to my fellow generation mates, it seems like no one is. Most people around me are also going through it. This is what saddens me while lowkey comforts me. Everyone has a burden. I am observing how society is going and I have no faith in life events to get better. And I think I am not alone with this conclusion. Yet every day, I see the sisters, the brothers, the cousins from another mother refusing to let that ruin their life experience.

 Instead, they are choosing themselves; slowly, quietly, but surely. They're leaving jobs that drain them, they're setting boundaries that protect them, they're turning down paths paved by others and creating ones that feel true to them. My generation may be broken in many ways, but we’re also waking up. We are learning that survival isn't enough; we want peace, purpose, and presence. We want to live in alignment with who we really are, not just what we were told we should become.

And maybe that’s what inspires me the most. In the midst of all this mess, the losses, the disappointments, the confusion, I am watching people around me reclaim their lives, even in small, quiet acts. 

Therefore, reclaiming my life is mindset I had to mirror. That is the kind of courage I needed to nurture within myself. Because if there's one thing I owe to the little voice within me it is the chance to experience life on its terms. To be in tune with my inner self, and to finally let it breathe. Let it exist. 

So this was my gift as I entered my 33rd year, unsure but open, I choose that. I choose me.

mardi 8 juillet 2025

Un retour sur Carimas

Après plusieurs années de sevrage, l'année dernière, la communauté Caribéenne de Montréal a pu se rassembler et se célébrer aux des rythmes des sons de chez elle à travers Carimas. Une fête vibrante, qui s’est donnée pour mission de raviver l’esprit du Jump Up d’autrefois; cette tradition haute en couleur où troupes de danse, musiciens, DJ et personnes costumées défilaient sur Sainte-Catherine fièrement aux couleurs de leur pays. 

Malandren avec quelques personnes costumées, Carimas 2024


Quelques danseuses prises en photo par Malandren. Carimas 2024

Cette année marquait la deuxième édition, et elle semblait être très attendue car le public était au rendez-vous.

Récemment, j’évoquais mon envie de renouer avec la danse. Étrangement, c’est lors d'un vendredi matin que je suis tombée sur une publication du Centre Toussaint annonçant qu’il cherchait des danseuses pour le défilé de Carimas. L’appel du rythme a été plus fort que la peur. J’ai donc contacté Sly et me suis présentée à la répétition.

La tâche n’était pas mince : apprendre une chorégraphie en moins de 24 heures, la répéter, la danser en boucle et surtout, divertir le public pendant des heures. Mais Sly a su nous mettre à l’aise, prenant le temps de décortiquer chaque mouvement et de nous donner confiance pour la performance du lendemain. 

Nerveuse, je rejoins le groupe vers 11 h 30, près du camion qu’on devait accompagner. Avec les derniers ajustements faits, et les quelques consignes de dernière minute reçues, finalement la troupe de danse du Centre Toussaint était prête. Avec MC Pouna au micro, nous avons commencé à chauffer la foule, qui nous a aussitôt renvoyé son énergie. De là, le cortège pouvait s’élancer.

La Troupe de danse du Centre Toussaint, Carimas 2025




Des imprévus sont venus pimenter le parcours; il fallait s’y attendre.  Nous avons dansé la chorégraphie trois fois pendant le défilé : une première fois sur la chanson originale, puis deux fois en freestyle, dont une devant le jury. Au lieu de se morfondre, lorsque les haut-parleurs ont lâché, on n’a pas baissé les bras. Représentant Haïti jusqu'au bout, c'est avec ce qu'on avait, des sifflets, nos voix, et nos sourires, qu'on a gardé l’ambiance vivante, coûte que coûte. Quoique par moments, l'énergie a diminué, en résultat aux péripéties vécues, lorsqu'il fallait être enjouées, les danseuses ont su puiser en elles l'enthousiasme pour compléter le chemin.

Irène prise en photo par BeyondKadeemLens sur IG, Carimas 2025


Malandren prise en photo par BeyondKadeemLens sur IG. Carimas 2025


Une fois à la Place du Canada, qui marque la fin du parcours, nous sommes entrées et avions crié notre slogan national "l'union fait la force" pour réchauffer les gens. Nous avions performé la chorégraphie et mis le feu à chaque fois que c'était nécessaire. Les  performances d'artistes étaient bien, mais elles n'ont pas su capter l'attention du public. Une bande rara, du raboday, et du riddim auraient définitivement fait ça.

Durant les temps morts, je me suis promenée pour voir ce que les autres pays avaient fait. Ci-bas, vous verrez quelques masquerades.

Balance for our people, fait par Wayne Moore et Cocoyeah Possee, Carimas 2025

Dragon Dance créé par Andy Ramirez et Cocoyeah Possee. Carimas 2025.




La Troupe de danse du Centre Toussaint à Carimas 2025.

En somme, les Montréalais ont su profiter de la belle température du samedi 4 juillet en dansant aux sons des tambours, en voyant les couleurs vibrantes représentant les pays des Caraïbes et en étant divertis par les DJ et troupes de danse. Il y avait aussi kiosques qui offraient des produits et de la nourriture typiquement Caribéens pour rassasier la faim du public. C'est une deuxième édition, j'espère que ce ne sera pas la dernière. La participation active des Montréalais démontre la soif qu'ils avaient pour une opportunité similaire. Cela permettra aux nouvelles générations, immigrantes ou natives, de vivre ce que les 30 ans et plus ont vécu plus jeune. Je crois que c'est une opportunité pour tous les Caribéens de Montréal de s'assoir pour avoir une idée claire de ce que l'on veut portrayer et de savoir comment se rendre à cet objectif. Qui sait, peut-être que finalement, notre défilé sera aussi percutant pour la ville que Caribana, à Toronto. J'y crois fermement. Carimas 2025 était pour moi l'opportunité parfaite pour renouer avec mon amour pour la danse, car il s'est mélangé à celui pour ma culture. Il est si difficile pour nous qui sommes entre deux terres, de pouvoir s'épanouir en représentant la terre d'ailleurs ici. Je vous invite d'ailleurs à lire mon dernier article sur le sujet ici.

Une soirée de découvertes

Cela faisait longtemps que je n'étais pas sortie. Avec l'été arrivé, j'avais une panoplie d'options à choisir. D...